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Messico

Messico - L'Orogallo

Anabel per il lavoro di mezza giornata fu ripagata con un uovo fresco. Mentre tornava dalla nonna nella povera casa, tenendo l’uovo in mano pensava a cosa avrebbe potuto farci. O mangiarlo oppure provare a portarlo a cova e se fosse stata fortunata, sarebbe nata una gallina che, di uova ne avrebbe fatte una al giorno!

La nonna, Maria del Calvario, pur di fronte ad un piatto di polenta di mais con... nulla di aggiunta, approvò l’idea.

La cova dell’uovo fu affidata ad una vecchia gallina della vicina di casa che, dopo ventuno giorni informò della nascita del pulcino. La gioia di Anabel fu grande e cominciò essa stessa a sfamarlo con briciole e vermi raccattati qua e là.

Il pulcino cresceva bene, anche se l’uovo mai l’avrebbe potuto fare…disse presto nonna Maria del Calvario perché quello era un gallo! Anabel ne soffrì un po’ ma poi si riprese dando all’animaluccio ancor più amore quasi a voler colmare con l’affetto l’aspettativa mancata dell’uovo al giorno.

Che fare con questo gallo che invero si rivelò molto vispo e vivace e ad ogni momento cominciava a lanciare dei chicchirichì con tal energia che si udivano in tutto il paesino di San Rafael e nella campagna attorno?

Anabel era povera ma aveva ingegno e pensò subito come metter a frutto il bel gallo che possedeva e che chiamò subito Narciso (dalle arie che si dava)!

Andando a servizio nei paesini attorno a Compassion, il più grande, si era accorta che i campesinos faticavano a distinguere i momenti più importanti del giorno come il mattino, per l’alzata, il mezzogiorno, per il pranzo (povero davvero) e la sera per il rientro alle loro casette dai campi riarsi e duri.

Poiché solo qualche campanile aveva ancora una campanella e piccola (da quanto costava il bronzo), cominciò ad ammaestrare Narciso a lanciare dei bei chicchirichìii nel momento giusto dei tre periodi quotidiani.
Come fece non si sa e mai si è ben saputo ma nonna Maria del Calvario sentiva che Anabel minacciava il gallo di strappargli qualche penna della bella coda se non avesse cantato forte nei momenti giusti.

Poi Anabel andò di villaggio in villaggio, proponendo ai campesinos questo "orologio vivente" che ricordava loro l’alzata, il pranzo e il momento del crepuscolo, naturalmente dietro compenso in moneta o anche in cibo che Anabel divideva poi con la nonna, unica familiare rimastale.

La cosa funzionò talmente bene che la ragazzina cominciò ad ammaestrare altri galli vendendo questi "orogalli" alle fattorie.

Riconoscente poi, per le preghiere che Anabel ogni sera rivolgeva alla Madonna del Pilar mentre ammaestrava i galli, inserì un quarto tempo giornaliero, quello del rosario che l’orogallo cantava un po’ prima del crepuscolo. E spesso a questo chicchirichii, si vedevano pii contadini che si scoprivano il capo e là dove si trovavano pregavano un po’.

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Mexique - L'Horcoq

Pour une demi-journée de travail, Anabel fut récompensée avec un œuf frais.
En revenant à sa pauvre maison, où sa grand-mère l’attendait, elle gardait l’œuf dans ses mains et pensait à ce qu’elle en aurait pu faire.
Ou bien le manger, ou bien le porter à l’éclosion, et avec de la chance, elle en aurait eu une poule et cette poule aurait fait un œuf par jour, elle!

Sa grand-mère Marie du Calvaire aima l’idée, même si elle n’avait là qu’une portion de polenta au maïs avec... rien d’ajouté.

La couvaison de l’œuf fut confiée à une vieille poule de la voisine.
21 jours d’après, la voisine l’informa de la naissance d’un poussin.
La joie fut grande pour Anabel et elle commença à le nourrir avec des miettes et des vers ramassés ici et là.

Le poussin grandissait bien, même s’il n’aurait jamais pu faire d’œufs ...lui dit bientôt sa grand-mère Marie du Calvaire, car il s’agissait d’un coq! Anabel souffrit un peu à cause de ça, mais ensuite elle se remit et elle aima ce petit animal encore plus fort, comme si elle voulait compenser par cet amour sa déception pour ne pas avoir eu un œuf par jour.

Que faire avec ce coq qui, en réalité, se montra très vif et alerte, et qui à chaque moment lançait ses cocoricos avec une telle énergie qu’on pouvait les entendre dans tout le petit village de San Rafael et tout autour dans la campagne?

Anabel était pauvre, mais elle possédait un esprit inventif, et elle pensa immédiatement comment pouvoir faire un bon usage de ce beau coq qu’elle possédait, et qu’elle avait appelé Narcisse (puisqu’il prenait ses grands airs)!

Tandis qu’elle travaillait en tant que domestique dans les villages aux alentours et à Compassion, le village le plus grand, elle s’était aperçue que les campesinos avaient du mal à distinguer les moments les plus importants de la journée tels que le matin pour le réveil, le midi pour le déjeuner (très frugal en réalité) et le soir quand ils laissaient les champs desséchés et durs pour rentrer à leurs petites maisons.

Puisque peu de clochers avaient encore leur cloche et s’ils l’avaient, il s’agissait d’une clochette, très petite (car le bronze coûtait une fortune...), elle commença à dresser Narcisse pour lui apprendre à lancer des beaux cocoricos au bon moment, pour indiquer les trois événements de la journée.
Comment elle réussit, on ne le sait pas et on ne l’a jamais su, mais sa grand-mère Marie du Calvaire entendait Anabel qui menaçait le coq de lui arracher les plumes de sa belle queue s’il n’aurait pas chanté fort au bon moment.

Puis Anabel alla de village en village, proposant aux campesinos cette "horloge vivante" qui leur rappelait le réveil, le déjeuner et le moment du crépuscule, bien entendu contre paiement en argent ou même en nourriture, qu’elle partageait ensuite avec sa grand-mère, le seul membre de la famille qui lui restait.

Cela fonctionna si bien que la fille commença à dresser d’autres coqs et à vendre les "horcoqs" pour les fermes

Et puis, reconnaissante à Notre Dame du Pilar à laquelle elle adressait ses prières tous les soirs tandis qu’elle dressait les coqs, Anabel inséra le quatrième temps de la journée, le moment du chapelet, pour lequel l’horcoq chantait un peu avant le crépuscule.
Et souvent en entendant ce cocorico, on voyait les pieux paysans qui découvraient leurs têtes et là où ils étaient, ils commençaient à prier un peu.

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